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28/09/05

Pendant ce temps, je me pose pas mal de questions sur le calcul des intérêts.

En effet, d’une part les frais de garde continuent de courir (pertes) et d’autre part, les intérêts pour retard de paiement de la part du vendeur courent aussi (gains).

Le tout c’est de savoir à quel moment je serais définitivement en perte. J’écris donc à l’huissier en ce sens.

30/09/05

Je reçois un courrier de mon avocat. Celui-ci ne souhaite pas engager une procédure car il la juge irrecevable. Pourtant c’est lui-même qui me l’avait conseillé lors de notre précédent entretien téléphonique.

Dans sa lettre, il semble se moquer complètement de mes intérêts, et répète toujours la même chose : la voiture aurait due être remontée depuis le début... patati et patata...

Il n’a que faire de ma situation.

03/10/05

J’appelle la protection juridique.

Il a reçu une copie du courrier de l’avocat. Et là, j’hallucine...

il prend sa défense. Mes espoirs auront été de courtes durées. Alors qu’il était outré que je doive payer les frais de garde, il a retourné sa veste simplement parce que l’avocat ne souhaite pas aller plus loin.

C’est clair ce n’est pas un dossier super intéressant pour lui, il n’a rien à gagner, ni financièrement, ni en notoriété.

La situation est claire :

  • Je dois payer les frais de garde
  • Je dois restituer le véhicule là ou je l’ai acheté, chez le vendeur !!

    Coup bas, moral à zéro. Réfléchissons.

    05/10/05

    Le français est un champion du monde pour râler. C’est bien connu. Alors il doit exister un moyen de se plaindre des agissements d’un avocat.

    Ce moyen c’est le bâtonnier.

    J’ai décidé de ne pas me laisser faire. Je ne suis pas d’accord avec mon avocat et de ses manières. J’estime qu’il a traité mon dossier avec légèreté et je demande à une sorte de "chef" des avocats de trancher.

    On appelle ça : le bâtonnier de l’ordre.

    Je lui envoie une petite lettre pour lui faire part de mes inquiétudes.

    J’en profite pour écrire à mon avocat et lui exprimer ma déception quand à sa décision. J’essaye une dernière fois de le persuader d’aller au bout de son action. Je lui indique aussi que j’en appelle au bâtonnier.

    En faisant ça, j’étais sûr de déclencher une guerre. Tant pis.

    08/10/05

    Déjà une réponse du bâtonnier, ça part bien, il prend acte de ma requête et demande la version à mon avocat

    13/10/05

    Un peu plus lent que le bâtonnier mon avocat me répond.

    Bien sûr, il est furax et commence la première salve canonnière pour m’en mettre plein la vue.

    18/10/05

    Soucieux de tenir informé le bâtonnier de la situation, je lui adresse la réponse (limite insultante) de l’avocat. Je me défend en lui expliquant le dernier appel téléphonique avec mon avocat et l’aberration de la situation ou je me retrouve à payer des frais sur un véhicule qui ne m’appartient plus.

    22/10/05

    Décidément ce bâtonnier réagit très rapidement au courrier. C’est bien. Celui-ci me répond que je dois lui confirmer mettre en jeu la responsabilité civile de mon avocat.

    Euh... Responsabilité civile ? Ça veut dire quoi au juste ? Ou plutôt quelles sont les conséquences ? Dans quoi je me lance ? Parce que je veux bien engager un début de procédure pour qu’il y ai négociations, mais si ça doit durer longtemps et me coûter un max... faut voir...

    Le mieux c’est de poser ces questions directement à une personne neutre : le bâtonnier lui même. Et hop, une lettre de plus. (04/11/05).

    08/11/05

    La réponse du bâtonnier ne se fait pas attendre (ce qui est bien). Il existe deux types de reproche qui conduisent à des traitements différents :
    Soit, je lui reproche un manquement à la déontologie (règles et usages des avocats). Dans ce cas, c’est le bâtonnier qui est pris comme organe de poursuite disciplinaire et qui est amené à se prononcer sur le litige.
    Soit, je met en cause la conduite du procès et donc une faute professionnelle. Dans ce cas, c’est la responsabilité civile de l’avocat qui est en jeu et il est assuré pour ça.

    Je suis un peu embarrassé car il s’agit un peu des deux. Selon moi, je pense que c’est suite à son manque de dialogue et de conseil que nous en sommes là (Déontologie).
    Mais il y a aussi faute professionnelle. Le dossier a clairement été traité avec légèreté puisque :

  • L’avocat sait depuis le début que cette voiture est stockée avec des frais de garde.
  • Je lui ai donné une première facture concernant ces frais lors du dépôt de dossier au tribunal.

    Il est évident alors que ces frais courent au delà du procès, et qu’il faut les inclure dans les pièces justifiant le montant des indemnités.

    Le bâtonnier me précise que le deuxième type de reproche est plus crédible compte tenu des éléments.

    Soit, alors je prends cette option et lui confirme par courrier (16/11/05).

    22/11/05

    Tiens un courrier de mon avocat !

    Il me demande quelles sont les modalités pour rendre le véhicule.

    Ben, ce n’est pas dur, il est à Clermont-Ferrand et dispo. Le garagiste possède tous les éléments pour rendre le véhicule (Réponse le 29/11/05).

    25/11/05

    Le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Evreux transmet ma plainte auprès d’une société de courtage qui se changera d’instruire ma réclamation (ouvrir un dossier de litige).

    Bien, la machine est en marche.

    L’huissier me donne la méthode de calcul des intérêts. Je le remercie dans une lettre et je commence mes calculs, les + d’un coté et les – de l’autre.

    Au final, j’ai un peu de marge avant que les frais de garde dépassent les intérêts. Mais il va falloir que le véhicule soit rendu début 2006 !!

    05/12/05

    Je reçois une réponse de la société de courtage des barreaux qui m’informe des dispositions à tenir et des engagements que je vais prendre.

    Il me faut lui documenter et argumenter ma requête. Il rassemblera la même chose du coté de mon avocat et transmettra le tout à des professionnels spécialisés qui se chargeront d’étudier la recevabilité avant de donner l’affaire à l’assureur qui lui aussi jugera l’affaire...

    ouf ! Eh ben ! Je ne vais jamais en voir le bout ! Et visiblement ça va être un vrai parcours du combattant ! Qui ne tente rien...

    07/12/05

    Mon avocat me répond en me faisant du chantage. Soit je retire ma plainte auprès du bâtonnier et je considère qu’il a fait du bon boulot (et puis quoi encore, il se touche lui !!), soit il arrête de bosser sur l’affaire (arf... pour le peu qu’il a fait...).

    Comme je ne suis pas du genre à courber l’échine, devinez quoi ??

    12/12/05

    J’ai pris un peu de temps pour répondre à mon avocat mais je lui ai exprimé clairement mon point de vue. Mes griefs, ma déception, ce que j’attendais de lui (des excuses et un peu de travail aurait suffit mais c’est pas son genre !), et surtout je lui rappelle qu’il a accepté de conduire l’affaire via ma protection juridique, et que dans ce cadre, il doit la mener jusqu’au bout.

    Je lui précise aussi, en reprenant une phrase du bâtonnier que, le but de cette procédure est de "remettre les parties en l’état dans lesquelles elles se trouvaient avant la vente". Or, si je dois payer ces frais de garde, on est bien en dehors de cette procédure.

    Visiblement mon avocat se borne à ne pas comprendre son erreur, je maintiens donc ma plainte à la société de courtage.

    Certains de vous doivent me trouver pénible, excessif, culotté, ou je ne sais quoi encore. Mais il y a toujours un écart entre une histoire vécue et lue. Je vis très mal cette histoire et de ce fait, j’ai décidé de me battre avec tous les moyens possibles pour ne pas me sentir trop "perdant" psychologiquement.

    15/12/05

    J’envoie tous les éléments nécessaires au courtier pour qu’ils puissent étudier ma requête. Des copies de pièces, de courriers, un calcul des frais de garde courant, le tout solidement argumenté et daté.

    J’essaye d’être le plus précis possible et concis.

    En face de moi, je vais avoir un avocat qui va causer "comme un avocat", "pour des avocats". Il faut donc éviter au maximum la barrière des habitudes de langage qu’ont ces professionnels.

    Exercice difficile, croyez moi.

    06/01/06

    Tiens un courrier de mon avocat !

    Il me demande quelles sont les modalités pour rendre le véhicule.

    Euh... J’ai déjà reçu ce genre de lettre le 22/11/05 !! Il en fait quoi de mes réponses ?

    Et en plus, il me menace. Si je ne répond pas rapidement, je suis passible d’une procédure de la part du vendeur ; c’est le monde à l’envers.

    Alors je reprends quasiment ma réponse du 29/11 en copier/coller et j’y ajoute une tentative d’arrangement.

    Je propose de payer les frais de garde dès qu’il m’aura payé la totalité des intérêts qu’il me doit. Ils me serviront à payer ces frais de garde.

    Je trouve cette proposition honnête pour en finir avec cette histoire. Mais...

    30/01/06

    Tiens un courrier de mon avocat ! (je sais c’est répétitif).

    Il me prévient qu’il ne s’occupera plus de l’affaire comme il l’avait écrit et cesse là toutes correspondance.

    Cela me gène peu car à ce moment de l’histoire, la partie "juridique" est largement terminée. Le procès est gagné, et il ne reste qu’une chose à faire, c’est de récupérer le reste de la condamnation.Et ça c’est le boulot de l’huissier, pas de l’avocat.

    D’autre part, la question des frais de garde est devenu un problème extérieur à l’affaire initiale qui m’opposait au vendeur. Maintenant il s’agit d’une affaire entre mon avocat et moi.

    09/02/06

    Je relance la société de courtage car je n’ai pas de nouvelle depuis le 15 décembre. C’est long...

    D’autre part, étant en froid avec mon avocat et trouvant l’huissier un peu lent, je veux être sûr que l’avocat du vendeur a bien reçu ma proposition d’arrangement. C’est pour cela que je lui écris une lettre.

    On ne pourra pas dire que je n’ai rien fait pour accélérer les évènements.

    Malheureusement cette lettre restera sans réponse et sans effet.

    02/03/06

    La situation est en statu quo. La voiture est stockée à Clermont Ferrand et me coûte de l’argent. L’huissier ne semble pas avoir de prise sur l’avocat du vendeur et celui-ci est une crapule.

    Ça risque de prendre du temps, trop de temps. J’avais fait mes calculs et maintenant il faut agir...

    Une solution : Remonter la voiture chez moi. Ainsi plus de frais de garde.

    Je me renseigne sur des locations de plateaux, de camion, et puis finalement, deux types que je n’ai jamais vus veulent bien m’aider et remonter la Corvette.

    C’est ainsi que je rencontre Marcel et Thierry. (Deux personnes formidables faisant partie du Team Corvette Sport et qui se sont frotté au championnat de France GT)

    Je passe sur la matinée de galère que je leur ai fait subir, ça leur fera des souvenirs à raconter ;-) (Je suis sincèrement désolé.)

    Sur la route, je raconte mon histoire avec plus de précisions et après plusieurs réflexions, le doute s’installe.

    On fait une halte dans une station service et on cogite autour du café. Thierry me présente les choses sous un regard différent.

    On va remonter un véhicule :

  • Qui ne m’appartient plus
  • Qui n’est pas assuré pour le transport
  • Qu’il faudra que j’assure contre le vol et dégradation une fois chez moi

    Conclusion : mauvais plan.

    J’étais obnubilé par mon obsession à vouloir clore l’affaire au plus vite et donc faire des concessions sur les frais de garde et prendre des risques avec le rapatriement du véhicule. Après tout, j’ai reçu 80% de la condamnation.

    L’huissier est dans l’obligation de récupérer le reste tôt ou tard. J’ai juste à patienter. Et lorsque le vendeur voudra récupérer son véhicule, ça sera à moi de jouer « au sourd » pour le paiement des frais. Voir même de ne pas les payer du tout.

    Ça peut paraître évident comme ça, mais quand vous avez la tête dans le guidon durant bientôt 4 ans, ce n’est pas facile de prendre du recul. Donc demi-tour, on rentre à la maison sans Corvette. Merci Marcel et Thierry.

    09/03/06

    Je reçois un courrier de la société de courtage qui me dit qu’il me tiendra informé des conclusions.

    Le 10/04/06

    Je reçois une lettre de l’huissier (datée du 31 mars !!) qui me dit que les fonds sont consignés à la CARPA !

    AHAAHHH enfin, une bonne nouvelle ! Cette lettre veut dire deux choses :

  • D’une part le calcul intérêts est arrêté. Il faut donc rendre le véhicule au plus vite car les frais eux continuent.

  • C’est l’avocat du vendeur qui lui seul permet le déblocage à la CARPA.

    14/04/06

    Je réponds à l’huissier en lui donnant copie de toutes les pièces nécessaires (coordonnées du garage, attestation procuration donné au garage, etc...), afin qu’il puisse ordonner la restitution du véhicule

    21/04/06

    L’huissier me répond que les frais de garde vont poser des problèmes car il n’y a rien de marqué sur ce sujet dans le jugement.

    Par conséquent, il ne peut les imputer au vendeur.

    Sans blague !! Je me bat depuis 6 mois sur ce problème et lui réalise ça maintenant. Mieux vaut tard que jamais.

    25/04/06

    Je réponds donc à l’huissier pour lui expliquer les raisons pour lesquelles j’ai laissé le véhicule dans ce garage.

    J’en profite pour épingler mon avocat laxiste sur sa boulette.

    En effet, le jugement a été rendu en JANVIER 2005 (si si déjà plus d’un an !) et j’espérai une fin rapide de l’affaire (Ok, j’ai été naïf sur ce coup là).

    De ce fait, payer quelques mois de garde en plus ne m’aurait pas gêné. Mais plus d’un an, cela dépasse toute notion de "raisonnable".

    D’où ma colère face à la mauvaise foi du vendeur.

    Malgré tout, puisque je n’ai pas la loi avec moi, je m’engage à payer ces frais.

    02/05/06

    Pour être sûr de faire bouger les choses, j’envoie un courrier recommandé au vendeur avec copie à son avocat. C’est une mise en demeure de récupérer son véhicule.

    Je lui fixe la date du 11 Mai pour qu’il prenne contact avec le garagiste. Passé cette délai, je mandate le garagiste pour qu’il laisse véhicule sur la voie publique.

    J’en faxe une copie à l’huissier, et je fais également un courrier en ce sens au garagiste.

    04/05/06

    C’est au tour de l’huissier de demander au vendeur de récupérer son véhicule et à son avocat de transmettre les fonds.

    05/06/06

    Un mois est passé et toujours RIEN !

    Cela s’appelle du foutage de gueule. Je me demande bien à quoi sert un huissier s’il ne fait pas autorité dans la récupération de fonds.

    Je veux bien être patient mais là, il y en a un qui se moque de tout le monde, c’est le vendeur !

    Je décide faire bouger les choses en faxant une lettre un peu directe à l’huissier et je lui téléphone le lendemain.

    06/06/06

    Effet choc garanti ! Mon fax a eu l’effet escompté, un peu trop peut-être car le monsieur est susceptible.

    Mais le principal, c’est que j’ai déclenché un mouvement !

    Je n’ai pas de problème pour avoir l’huissier au bout du fil. Je laisse le monsieur exprimer son mécontentement et je le calme doucement. Maintenant qu’il est chaud, on va faire évoluer les choses. Il envisage d’ordonner la récupération du véhicule (ce qu’il a déjà fait) mais cette fois-ci avec des sanctions si ce n’est pas réalisé par le vendeur. Biennnn !

    On discute un peu sur la restitution et il convient (à demi mots) que l’avocat aurait du faire apparaître ces frais courants dans le dossier. Merci de me confirmer que je ne suis pas totalement en dehors de la plaque.

    Il me confie aussi, que l’avocat du vendeur est plutôt conciliant, et que le problème principal vient du vendeur. (Une crapule selon les termes de l’huissier).

    L’avocat fait son maximum pour faire avancer les choses mais c’est aussi son client alors...

    Nous raccrochons en bons termes. Ce petit coup de vent aura porté ses fruits.

    22/06/06

    Toujours rien. J’en ai vraiment marre. Voilà trois mois que l’argent est bloqué, trois mois que je paye des frais de garde, et trois mois de mauvaise volonté évidente du vendeur, trois mois que la voiture aurait due être rendue.

    Puisque je n’ai rien à faire, j’envoi un second courrier recommandé au vendeur pour lui dire que s’il veut récupérer sa bouze, il paiera les frais de garde !! J’en ai assez d’essayer d’arranger les choses pour rien.

    Parallèlement, je relance la société de courtage pour savoir ou en est de ma requête, car je n’ai pas de nouvelle depuis le 9 Mars. Je veux bien croire que cela prenne du temps mais bon...

    26/06/06

    Je reçois justement une réponse du courtier. Tiens ils sont rapides à répondre ! /

    Comme par hasard ils m’envoient leur verdict suite à ma relance. Et si je n’avais pas réclamé ?

    D’autant plus qu’il me demande une réponse pour fin juillet au maximum.

    Ce verdict n’est pas bien joyeux, bien au contraire. A les lire, je ne suis qu’un fantaisiste, un malsain, un malhonnête.

    Houlaaa le moral tombe à zéro, rien ne va plus. Misère de misère, je paierais les frais de garde malgré l’aberration que cela représente et l’erreur flagrante de l’avocat. Dégoûté.

    28/06/06

    Je reçois une lettre de l’huissier datée du 23/06.

    Celui-ci a donné une injonction à l’avocat du vendeur de 48 heures pour que cette affaire prenne fin. Sans quoi, l’huissier reprend les poursuites d’exécution (comme nous en avions convenu au téléphone).

    07/07/06

    Je reçois un coup de fil de la part de l’huissier. Les fonds sont débloqués par l’avocat.

    Le versement de ces fonds interviendra à la fin du mois si tous se passe bien.

    Maintenant, je suis tranquille. Bonne nouvelle.

    Je passe un coup de fil au garage, prendre des nouvelles, et là, j’apprend que la corvette est sous l’autorité du vendeur !!

    ça fait un mois que le vendeur a ordonné le gardiennage en attendant la future vente, et personne ne m’a prévenu !

    Et le pire, cela veut dire que l’avocat de la partie adverse a gardé un mois de plus l’argent qu’il me devait.

    Hallucinant ! (Grosse colère car mauvaise nouvelle).

    24/07/06

    Après un temps de pause, de lecture et re-lecture du verdict du courtier, je remarque un certains nombre d’illogismes dans les dates et des faits contradictoires.

    Je réponds donc à la société de courtage une lettre bien cinglante de 4 pages. J’argumente en reprenant leurs écrits contradictoires.

    Soit je suis un parano fini, soit ils n’ont pas relus la lettre !! Ils jouent sur les mots ce qui devient vraiment pénible.

    J’admets volontiers que c’est pour me défouler car il est clair qu’elle ne changera rien à l’histoire. Le dossier sera classé et il n’y aura pas de poursuite judiciaire. La mauvaise foi évidente de certains propos relevé dans la lettre est difficile à avaler. Les avocats se protègent entre eux comme une caste rigide. Il ne servira à rien d’aller plus loin.

    10/08/06

    Ce qui devait m’arriver fin juillet n’arrive que maintenant. Je reçois le chèque restant.

    Fin véritable de l’histoire.

    CONCLUSIONS

    4 ans. Cela aura duré 4 ans.

    De l’achat en juin 2002 jusqu’au dernier chèque en août 2006, je serais passé par tous les stades des émotions. Du bonheur, puis de l’inquiétude, puis de la colère, de la nervosité, de l’impatience et du soulagement.

    Au départ, je prônais l’assistance juridique et ses économies substantielles. Mais c’est en réalité une bien mauvaise idée. D’abord vous ne pouvez pas choisir votre avocat. Vous pouvez tomber sur un bon consciencieux comme sur un type qui en a rien à faire. De plus, cet avocat est payé par un forfait. Alors, moins il en fait, mieux il se porte. Or c’est justement ce qu’il m’est arrivé. La négligence de mon avocat m’a coûté de l’argent et des mois de galère. D’autre part, en choisissant un avocat indépendant, vous pouvez vous faire rembourser intégralement ce que vous avez dépensé (bien sûr si vous gagnez le procès).

    Cet avis ne regarde que moi, mais ce qui est sûr, ma prochaine assurance sera SANS protection juridique !!

    J’aurais appris des choses sur la législation, les Corvette, les clubs de voitures, les gens qui se disent vos amis...

    Non je ne suis pas dégoûté des Corvette, ni des voitures américaines. J’ai plus le sentiment d’avoir eu affaire à un salopard friqué, une arnaque totale, qu’à un type de voiture mal conçue. Je m’achèterai une autre Corvette un jour, et celle là sera comme il faut. Je ne renoncerais pas à mon rêve.

    Enfin, je voudrais dire un grand MERCI à tous ceux qui m’ont soutenu, aidé, conseillé, écouté.

    Merci à Marcel et Thierry pour leur aide de passionnés. Merci à François pour son honnêteté et son intégrité. Merci à Sabine pour la relecture des lettres, et son abnégation à chercher des tuyaux sur le net. Merci à Vince pour la publication de ces lignes. Et merci à vous d’avoir lu jusqu’au bout.

    Bonne route.

    17/11/2006 : note du webmaster

    Attention !!!

    La Corvette de Denis est à nouveau sur le marché. Elle a été aperçue sur ebay.fr ou sur des sites de petites annonces cette semaine... dans les 32'000 euros, controle technique vierge

    si vous envisagez d'acheter une Corvette 68 Cabrio, méfiance.

    je ne met pas en cause le nouveau vendeur, mais prenez soin de vérifier par vous même si le chassis a bien été remplacé/réparé.

    Comme l'a montré l'histoire de Denis, un controle technique vierge n'est pas un certificat anti-merguez !

    Et surtout, faites passer le mot autour de vous

    ça nous embêterait que quelqu'un d'autre se fasse refiler cette épave et lutte pendant 4 ans pour s'en sortir !

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