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Corvette 1968 Cabriolet 427ci

Contactez moi (Denis)

Sur cette page perso, point de restauration, point de préparation « kitue », mais juste une histoire vraie : mon premier achat d’une américaine. Je raconte cette histoire car elle peut servir d’exemple à qui veut se lancer dans l’achat d’une voiture US.


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C'est Elle !

La recherche

Tout petit, je me souviens d’une voiture aux formes extraordinaires, agressives à souhait, des ailes enflées et pointues, et des énnnooooorrmme pneus !! Ce n’est que bien plus tard que je sus que c’était une Corvette de troisième génération.

Il y a deux ans, je me suis mis à collectionner les miniatures 1:18 de Corvette, tout en m’inscrivant au Chevrolet Corvette Club de France. Le but de cette inscription était de rencontrer des passionnés, de voir de près cette voiture qui me fait rêver, de profiter des conseils pour acheter, d’apprendre leur histoire, leurs caractéristiques…. Enfin bref, cette année (2002) , avec l’aide de mon banquier, j’ai décidé de franchir le pas !!

Mes recherches se sont axées vers le modèle 68-69 cabriolet avec un big block et une boite 4 manuelle et si possible dans un état correct car je n’ai pas la place de faire une restauration. Pas exigeant le gars !

De magazines en magazines, de déceptions en déceptions, (modèle rare, trop cher ou en état lamentable), j’appelle le président du CCCF pour lui faire part de mes recherches.

Et il avait exactement ce que je voulais !!!!!!!! whoa le rêve !

Il me met en relation avec le vendeur, Mr H., un particulier dans l’Eure, et voilà ce que j’ai trouvé :


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Magnifique ! Expertisée à 250 000 Frs, le vendeur la lâche à 160 000 Frs !

En faisant le tour, je vois bien qu’il y aura quelques arrangements à faire au niveau électrique, et des finitions à revoir, mais globalement la voiture fourmille de pièces neuves, donc pas de gros frais à engager.

Et c’est ainsi que le 28 juin 2002, je repars avec cette Corvette. Whoaa !

Le moteur étant en rodage du fait de sa réfection, je ne peux pousser les régimes, mais le bruit des side-pipes sans chicane est vraiment envoutant !


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Le lendemain, je décide de faire un brin de route avec en compagnie de mon amie. Et c’est la que les emmerdements commencent...

Le moteur


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Direction Deauville pour aller jouer les stars !! La voiture a du mal à démarrer mais Mr H. (le vendeur) avait prévenu que la batterie avait besoin d’être rechargée. No soucy on va faire de la route !

Sur le chemin du retour, à Lisieux, la voiture ne veut plus démarrer et une nappe d’huile se répand sur le sol. En ouvrant le capot, de l’huile recouvre tout le moteur !! Argh !! ça sent le moulin qui rend l’âme !

La suite est classique : dépannage, entreposage à Lisieux et on rentre en train. Génial pour une première grande sortie !!

Le lendemain, je fais une lettre recommandée au vendeur lui signalant :

  • des défauts de direction, la voiture vire brusquement à gauche lorsque je lâche le volant
  • les freins qui tapent, alors qu’ils sont complétement neufs
  • et le moteur qui semble avoir rendu l’âme.
  • Et à la surprise générale, Mr H. (le vendeur) prend toutes les réparations à sa charge !

    Il fait changer divers joints du moteur et le démarreur (alors que je ne lui avait pas demandé !) par le gars qui a fait la "restauration". Mais il feint d’ignorer le problème de direction.

    La voiture ayant été refaite sur 4 ans, n’a jamais tourné. Du coup les joints ont séchés et c’est la fuite d’huile assurée.

    Pensant que le moteur est définitivement sans problème, je récupère la voiture avec toujours le déport soudain sur la gauche lorsque je lâche le volant. Après échange d’avis sur des forums spécialisés ;-)), j’en conclue que la voiture n’a pas été réglée correctement et c’est une histoire de parallélisme. Ce qui paraît cohérent pour une voiture entièrement démontée et remontée.

    C’est ainsi, que je me suis rendu au rencart du 2eme vendredi du mois à l’Autogrill de Lisses où ont été faites quelques photos.


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    Le châssis

    Plus tard, je vais donc chez un spécialiste du carrossage/parallélisme pour régler ce dernier problème. Pour la petite histoire, les mécanos qui voient rarement ce genre de voiture étaient littéralement scotchés de découvrir que les side-pipe étaient des VRAIS pots d’échappement !! Ils croyaient que c’était "tuning" ! Mais oui mon gars !!

    Au bout de deux heures de travail, les mécanos n’arrivent pas à récupérer la roue avant gauche. Même en mettant la biellette à son maximum (ce qui n’est pas recommandé !) la roue reste en dehors des tolérances ! Il y a donc un problème de déformation de châssis ou de triangles de direction.

    Super surprise la veille de partir en vacances !!!

    La coupe est pleine ! Après le moteur, le châssis !!!

    Puisque je pars dans le sud, j’en profite pour la déposer chez un spécialiste de l’américaine chez Passion voitures à Aubière (près de Clermont-Ferrand) pour faire un check-up complet.

    Je passe sur l’épisode ou la voiture bouffait tellement d’huile qu’elle s’est mise à chauffer, chauffer, chauffer… pour faire péter le bouchon de radiateur et le vase d’expansion. Du coup faire 300 kilomètres sur l’autoroute à 80 km/h (pont ultra court !), pour éviter tout incident mécanique, ça tape sur les nerfs !! GNNIIIhh !!!

    Enfin nous somme bien arrivé, et François Bertrand le Responsable de Passion voitures a pris les choses en mains. Il fait son rapport et me téléphone. Et là...

    La totale

    Les nouvelles que me donne François Bertrand sont hallucinantes ! Voici d'ailleurs une copie de son rapport :

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  • Alternateur : HS
    Tête d’allumage : HS
    Circuit de refroidissement : incorrect
    Circuit électrique : n’importe quoi. D’ailleurs rien n’est branché derrière le tableau de bord !
    Fils d’allumage : HS (je tournait sur 7 cylindres)
    Carburateur de compétition dont le rendement se situe entre 4000 et 6000 tours/min. Or 4000 tours/min pour un big block c’est déjà pas mal !! du coup beaucoup trop d’essence arrivait dans l’admission. Outre une consommation excessive, un ralenti impossible à tenir. Donc pour obtenir un ralenti, l’avance à l’allumage était positionnée aux environs de... 24° avant PMH !! L’explosion se faisant alors que les pistons n’étaient pas à la bonne hauteur, il y avait un énorme cliquetis, qui a certainement du fortement endommager le moteur.
    Moteur : Non pas un 427 comme le laisse supposer le capot de la voiture ou le VIN, mais un 454 basses compressions provenant de véhicules types berline ou Pick-up. Les caractéristiques du moteur étant différentes de la carte grise, la voiture est en circulation illégale. Et surtout ça n’a pas du tout la même "patate" qu’un vrai 427 de corvette. Impossible à deviner car je n’ai jamais poussé la voiture (rodage qu’il m’avait dit le môssieur !).
    Châssis : Des trâces de soudures à l’avant et à l’arrière sont visibles. Je précise que le châssis a été sablé et repeint donc d’aspect neuf ! ! Ceux qui ont refait la voiture ne se sont pas posé de questions ??!!?? D’autant plus que l’expertise, faite par la suite, montrera des défauts tellement important qu’ils sont visibles à l’œil nu !
    Boitier de direction : HS
    Colonne de direction : Cassée et ressoudée ! support de colonne incorrect. Et l’absorbeur de choc a été écrasé (prouvant un accident à l’avant) puis détendu pour être ressoudé sur la colonne !
    Défauts de peinture en tous genre (manque de vernis, mastic sous jacents, prouvant, le travail bâclé en carrosserie, bricolages en tous genres à la va vite partout ou ça ne se voit pas (supports de plaques, éclairage de plaque AR, feux AR , fixation des jupes AR. etc.

    OUFFFF !!! ça fait beaucoup pour une seule voiture !!

    La voiture reste au garage Passion voitures et j’entame une procédure d’annulation de vente.

    Je vais me servir de mon histoire comme exemple pour faire un petit rappel sur cette procédure. Pour ceux qui malheureusement se retrouve dans ma situation.

    Grosso modo, elle se décompose en trois parties :

  • la recherche de pièces pour constituer un dossier (expert)
  • tentative d’arrangement à l’amiable (tribunal civil)
  • si échec, tribunal pénal avec dédomagement et condamnation
  • La procédure

    La première des choses à faire, c’est d’envoyer un courrier recommandé avec accusé réception au vendeur en lui expliquant :

  • Les raisons d’annulation de vente avec (si possible) une copie d’un rapport de garagiste par exemple. Sachant que seul le rapport de l’expert sera valable et reconnu par la loi.
  • votre demande de remboursement de la voiture et de tous les frais engendrés depuis l’acquisition (dépannage, carte grise...)
  • Il faut savoir que les contacts avec le vendeur ne se font plus QUE par courrier avec AR et gardez bien tous les justificatifs !!

    Ensuite de deux choses l’une :

    Soit vous bénéficiez de la protection juridique de votre assurance et dans ce cas vous devez constituer un dossier avec le maximum de pièces justificatives. Par exemple :

  • copie de la carte grise
  • copie du contrôle technique
  • copie de l’acte de vente (si vous en avez fait une photocopie avant de prendre la carte grise)
  • copie de la lettre recommandée AR
  • copie des factures fournies si elle sont conséquentes (carrosserie...)
  • un résumé de votre histoire avec des noms, des dates, et des lieux, plus c’est précis mieux c’est !
  • Soit vous ne bénéficiez pas de la protection juridique alors…. le dossier est pour vous et votre futur avocat si cela se passe mal !!

    Que va faire votre assurance ?

    Que ça soit un de leurs services, ou un sous-traitant si vous passez par un courtier, le résultat est le même. Les avocats de l’assurance vont contacter le vendeur et/ou son avocat pour les prévenir de l’affaire en-cours et faire échange de coordonnées ("on s’appelle on s’fait une bouffe !").

    Du coup, vous aurez l’impression que l’assurance ne fait rien (et c’est un peu le cas !) Vous pouvez laisser l’assurance tout faire (et dans ce cas vous n’êtes VRAIMENT pas pressé !) ou vous pouvez faire le principal et c’est le mieux pour suivre le déroulement de la procédure et défendre votre cause : nommer un expert.

    L’expertise

    C’est vraiment très simple ! les pages jaunes rubrique Expert en véhicule. Vous appelez, vous expliquez votre cas et si cela est de leurs compétences, il va falloir leur envoyer un dossier dans le même genre que celui fournis à l’assurance. A la réception des pièces, l’expert ira voir le véhicule et décidera de la marche à suivre, si vous avez des chances d’aboutir ou non, si votre requête est justifiée ou non, etc. Il vous conseillera pour apporter des pièces fondamentales au dossier.

    Dans mon cas, le problème du moteur étant tendancieux, il choisit de faire un "marbre" pour montrer que le châssis est déformé et constitue un vice caché.

    L’expert convoque les parties (vendeur et acheteur) à l’expertise qui servira de base légale. Le vendeur peut se faire représenter par un autre expert. Ce qui est souhaitable car cela évite une autre convocation, et un débat d’experts qui peut se révéler interminable. A la suite de ça, chacun des experts fera un rapport à son client.

    Les conclusions

    Soit l’expert adverse n’est absolument pas d’accord avec les raisons d’annulation et dans ce cas, il va conseiller son client (le vendeur) d’aller jusqu’au tribunal. C’est là que les avocats de votre assurance entrent en jeu, sinon à vous d’en trouver un à vos frais !! Ils prendront le dossier complet en charge, déposeront une demande d’audience au tribunal, mettront la DGCCRF en relation... bref vous ne ferez plus rien à part attendre !! A partir de ce moment là, l’affaire peut durer plusieurs années !!!

    Soit, il appuie la requête et conseille au vendeur un arrangement à l’amiable. Toutefois le vendeur, n’est pas obligé d’accepter !!

    A vous de fournir alors copie de tous les frais engagés, dont vous demandez le remboursement, à l’expert. Celui-ci fera le lien avec l’expert adverse qui rédigera un protocole d’accord. Ce protocole est une sorte de contrat qui stipule que le vendeur s’engage à reprendre la voiture et rembouser les frais. A noter que vous pouvez inclure dans ce protocole le fait, que le vendeur se débrouille pour récupérer la voiture. Dans mon cas, la voiture est à Clermont-Ferrand et le vendeur dans l’Eure, ça m’évite de remonter la voiture à mes frais.

    Le protocole signés des deux parties (acheteur/vendeur), la vente (car c’est bien de cela qu’il s’agit !) peut avoir lieu !

    L’acheteur devient le vendeur et vice-versa ! A vous de fournir, certificat de non-gage, contrat de cession de véhicule. La carte grise est rayée, découpée et vous retrouvez votre chèque. L’histoire est enfin finie !!

    Pour ma part, la voiture une fois sur le pont élévateur, a montré un châssis entièrement repeint, nickel ! ! super propre mais... complètement vrillé !!!

    J’ai fait 1300 kilomètres avec cette voiture et certaines parties du châssis se déssoudaient ! Du coup les deux experts n’ont eu aucun mal à tomber d’accord.

    Quelques jours plus tard, j’ai eu la confirmation que Mr H. (le vendeur) acceptait l’arrangement à l’amiable.

    Pour concrétiser cet accord, il faut que l’expert de Mr H. envoie un protocole. Et c’est là que mon histoire devient hallucinante.

    Ayant l’accord oral, je me dit que le protocole signé, c’est l’affaire de 3 semaines au plus, le temps d’échanger par courrier les différents éléments. Seulement voilà, au bout de 3 mois, aucune traces du protocole !! l’expert ne l’a tout simplement pas fait !!

    Alors mon expert (qui lui fait du bon boulot) envoi courrier recommandé sur courrier recommandé, pour obtenir une copie du protocole. Celui-ci n’est jamais parvenu à Mr H. !!! Bref l’expert de l’acheteur ne fait pas son travail, ou Mr H. fait semblant de n’avoir rien reçu !!

    Mon expert envoie un courrier stipulant que sans la réponse de Mr H., nous porterons l’affaire aux tribunaux. Celui-ci répond in extremis, qu’il a toujours été d’accord pour l’accord amiable MAIS il ne veut reprendre QUE la voiture et la carte grise. Ce qui est complètement différent de ce que j’avais demandé (remboursement total de tous les frais engagés).

    De plus, Mr H. (le vendeur) ne veut pas s’engager par écrit.

    Hummmm.. ça sent la magouille !!

    Alors on porte l’affaire aux tribunaux en mettant l’accent sur la fait qu’un accord amiable est souhaité par les deux parties. Cela va donner lieu à des négociations entre sa proposition et la mienne. Mais l’avantage c’est que l’écrit d’un avocat a plus de poids que celui d’un expert, car il y a un réel risque pour Mr H.

    Pour mémoire, j’ai acheté la voiture en Juin 2002, et nous sommes en Février 2003. Le temps passe très vite !!

    L’expert passe le dossier à la société de protection juridique, qui lui fait une lettre avec AR (Mise en demeure) lui disant une dernière fois que s’il ne se manifeste pas on recourra au tribunal. De toute évidence, Mr H. fait le mort. Il cherche à gagner du temps !

    Le dossier est transmis à un avocat résident dans le département de Mr H. et celui fait un "acte". Il s’agit d’un document qui relate toute l’histoire depuis le début. Je confirme par courrier la version des faits et rendez-vous pris pour la première audience le 7 Mai 2003.

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